mercredi 6 juillet 2016

Fragments, songes


Parfois, je ne sais pas pourquoi, j'écris quelques vers. 
À quoi riment-ils ? (Ah ah ! facile celle-ci !)
Bref, autant les réunir ici
Que de les balayer d'un revers...



 *****************************************************************************


Tes promesses
(Ma détresse).
Ta présence
(Mes absences).
Ton amour
(Mes détours).
Et puis nos nuits,
Ces lumières....

*********



  Ce peut-il enfin
Que ce soir
En toi tu me fasses
Aller plus loin
Avec audace
Et tant d'espoir
Nos corps mêlés
Et nos plaisirs étoilés

  *********


 Nos absences nous retiennent
Nos yeux nous espèrent
Nos silences nous contiennent
Nos mains nous libèrent
C'est toi
Moi
Et nous
C'est tout

 *********


Et tandis que se brisent
Les dernières réticences,
Je m'introduis et attise
Le foyer de la concupiscence -
Promise exquise
De nos jouissances.

Cette intrusion désirée
Cette fouille au corps
Consentie et partagée
Éclats de lumières d'or
Dans nos regards
Un peu hagards

(Merci à @marama_dayie pour cette deuxième strophe.)

 *********


La fraîcheur
Du pétale de rose.
La douceur
Avec laquelle tu oses.
La moiteur
Qui soudain s'impose.
La langueur
Dans laquelle j'explose.

 *********


C'est alors
Que de ta gorge
Surgit ce "encore" :
La demande
D'un sucre d'orge
Offrande gourmande,
Tant de fois promise
Et enfin acquise.

Ce "encore"
Enfin permis
Elle te dévore
Elle sourit
Vous entrez en transe
Jusqu'à la jouissance

C'est fou le bien
Que procure le partage
D'un bon à l'anis.
Niché dans le bulbe rachidien,
Il nous prend en otage.
(Que fait la police ?) 

Les gourmandises anisées
Sont faites pour être partagées
Que ce soit peau à peau 
Ou juste dans nos cerveaux
Nous sommes complices

Le bonbon enfin libéré
De mes lèvres ourlées
Les sourires se regardent
Les mains se baladent
D'un seul sourire
Contre moi je t'attire

Te voici inspirée
A la frontière fragile
Entre polissonnerie et gourmandise
Pour quelques vers futiles
Délicats, sans vantardise
Ni arrière-pensée.


(Merci à @marama_dayie pour sa participation.)



 *********


Et dans mes rêves,
Parfois,
Le goût de toi
Comme une trêve
Pourtant fiévreuse
Comme un bonheur - tu es heureuse.

 *********




La simple vue d'une paire de fesses
M'enivre
Aussi sûrement
Qu'elle me délivre
De la tristesse
Et des tourments

 *********



 La simple vue d'une paire de fesses
M'enivre
Aussi sûrement
Qu'elle me délivre
De la tristesse
Et des tourments.

 *********


Ces choses que tu me susurres
Font résonner plus que de raison
La luxure
Qui habite
Au rythme de ces palpitations
Qui nous agitent...

 *********


Sur ta peau
Douce j'ai caressé
D'indicibles mots.
Puis j'ai osé
A l'encre les écrire
Pour te faire jouir.

 *********


 Ah ta bouche !
J'en ai rêvé.
Alangui sur ma couche,
Étourdi sous ma douche,
Le membre dressé
Et...

  *********


  J'ai longtemps hésité
Puis j'ai imploré
Chacun de tes doigts
Au plus intime - en moi.

 *********


C'est à la source de tes soupirs
Que j'ai vu dans tes yeux
Fixés sur ma queue
Bien plus que la promesse
De tes reins, de tes fesses
S'agitant de désir.

 *********


Tes mains -
Leurs caresses.
Tes doigts -
Leur empressement.
Tes lèvres -
Leur noblesse.
Ton sexe -
L'heure enfin !

 *********


À l'ombre de ton charme, je t'effeuille.
Tu m'offres ton fruit
Dont je savoure le nectar interdit,
Nos innocences en deuil...

 *********


Cette nuit,
Chaude et humide,
Je la subis
Comme un exode timide.

 *********

Tes épaules dénudées
Devenues mon espoir,
J'ai tenté de les embrasser
En un seul regard.
Elles se sont dérobées
Et avec elles, mon été.


 *********

Ton épaule
Cette évidence
Ma paume
Cette distance
Et nos peaux
Qui se font violence...

 *********

Un carré de chair a suffi
Pour déclencher la tempête,
Me laissant étourdi
Par l'inextinguible faim
Qui m'entête
A te prendre par la main.

 *********

Et tandis que tu t'étends,
M'entêtant à l'envi,
Ce que tu ressens -
Es-tu transi ?


 *********

Lorsqu'à la nuit
Je sombre,
Mes doigts
Fouillent l'interdit,
Jusqu'à ce qu'au tréfonds de moi
Se réveillent les lueurs tapies en nombres...


 *********

Ce fruit -
Ma bouche.
Son parfum -
Mes doigts.
Sa chair -
Mon sexe.
Son secret ?
Toi.


 *********

 Du bout de ta langue -
Ô cette douceur -
C'est avec bonheur
Que je me retrouve exsangue,
Vidée
Et emplie,
Exténuée
Et en vie.


 *********

 Tes seins -
Mes mains.
Tes reins,
Les miens
S'accordant
Sur l'airain
Qui feint
Puis déborde,
Ivre de faim.


 *********

 Ces nuits où tu aimais
Me surprendre à me morfondre,
Transpercé des éclats laids
Du fond des ombres...


 *********

 L'angoisse poisseuse,
Comme une nuit nauséeuse,
Colle
Et caracole
Jusqu'au fin fond
De ce lit désert.
Elle tourne en rond,
Avalant mes repères,
Se nourrissant de ta chair absente
Qui chaque heure, un peu plus, me hante.


 *********

De la douceur de tes cuisses
À tes lèvres entrouvertes :
Un chemin lisse,
Jonché
D'impatience -
Cette jouissance,
Tu me l'as offerte.


 *********

Devenu aussi ardent
Que la couleur de tes cheveux,
Mes mains agrippées
A tes boucles pleines de volupté,
Le rythme de tes reins n'a plus rien d'hasardeux
Ni d'innocent.


 *********


Dans le cimetière des heures ignorées
Errent nos tristes amours silencieuses
A l'allure qu'ont avait cru flatteuse
Depuis longtemps délavée...


 *********


Ne t'étonne
Pas qu'au printemps
L'hiver
Ait fichu le camp.
Il en a été
De même lorsque, amer,
Devant l'automne,
S'est enfui l'été.


 *********


J'ai envie de toi
Qui fond
Entre mes doigts
Fouissant en toi
En ton tréfonds
M'offrant la gourmandise
Où je m'enlise
Ma tablette de chocolat


 *********

Tandis que polissonne
L'heure de la nuit câline,
Tu m'attrapes fort
Et t'agrippes, féline,
Sans remords
Et t'abandonnes
En Corps
Et encore...


 *********

Nuit
TL ronronnante
Comme en attente
Ou au repos
Vas-y mollo
Tout en douceur
Lui fais pas peur
Passe la musique
Gifs romantiques -
On fuit


 *********

A la lueur exsangue
De la lune,
Se contemplent les nuits
Où se glissent avec la douceur d'un pétale de rose
Entre les plis
des temples
de chacune
Nos langues avides


 *********

Ô temps, suspends ton vol ?
Mais les heures suspendues
Ne volent plus.
Ce sont des serpents,
Prêts à nous sauter dessus,
À la gorge, exactement.
Alors on les noie - dans l'amour, dans l'alcool...
Mais rien n'y fait.
Elles nous rattrapent,
Je les hais
Et pourtant...


 *********

Endormons-nous
Puisqu’il n’y a plus que toi
Et moi
Et nous
En qui nous avons foi.
Oublions tout
Puisqu’il ne reste que nous
Sans émois
Et c’est tout.
Redevenons Nous
Avec toi
Aime-moi
Plus que tout.


 *********


‪Sous le regard de la lune‬,
‪Les heures importunes‬
‪S'égrènent‬.
‪Et l'on y dissèque‬
‪Ce que nous disent nos sexes‬
‪Qui nous assènent‬
‪Tant de vérités‬.

 
 *********

‪À trop me morfondre la nuit‬
‪C'est dans les bras des ombres‬
‪Que je me réfugie‬
‪Eux, si froids‬
‪Eux qui m'encombrent‬
‪Eux le désarroi -‬

‪Reviens.‬

 
 *********


Du rêve à l'insomnie,
Seul ton corps me sépare.
Je vibre
En toi.
Je vis,
Parfois.
Libre
Avec toi

Et entre nous, mes cauchemars...

 
 *********


Sous l'assaut de tes morsures,
J'en oubliais cette chaleur caniculaire
Qui, dehors, assommait la Toscane.
Et ces mots indicibles,
Comme une jouissive torture,
Ont fait de nos chairs,
Les interdits d'un bulle vaticane
Vaine et inaudible.


 
 *******************

‪Plus la nuit avance,‬
Plus tes reins impriment leur cadence.
Et dans la noirceur
Nos ombres,
Sans heurts,
Se faufilent dans les décombres.
Ton infinie douceur,
Ta saline douceur
Et ta charmante candeur
M'hypnotisent et j'en pleure.

 
 *******************

Grondent et grouillent
Au cœur de mes nuits
Mes peurs et, pire,
Mes rêves qui rouillent
Sous les vagues d’ennui
Qui les déchirent
Et déchiquettent mon peu d’espoir
Dans ses dents sales et noires.


(Tout est parti de « Noir de monde », chanson de Bashung figurant dans le sublime et sombre album « L’Imprudence ». La chanson commence ainsi :
En moi gronde une ville

Grouille la foule dessaoulée

Ses envies au hachoir)

 
 *******************

Se coucher,
Se toucher.
S'endormir
En rêvant
De nous,
De jouir.
Rêve entêtant,
Rêve fou,
Rêve de toi,
Rêve de nous,
Rêve de soie,

Rêve de tout.


 *******************


Je te laisse la colère.
Moi, j'ai pris tout l'amour.
La colère tenue en laisse,
L'amour file tout autour...
Ta colère
Mon amour qui file.
Ton amour est une île,
Ma colère, une mer.
Ma plage t'ensevelit, 
Ta colère, mon tsunami.
Sur le sable rendu, par ton soleil, brûlant
Ma colère s'adoucit, pourtant.
Le retour des mois d'hiver ne me surprend pas,
Ta colère, revenue, inonde mon cœur las.
Cette colère, comme une vague, abonde dans les cieux
Mais ne trouble la promesse de l'été dans tes yeux.
Je souffle dessus, ta colère s'en va
Viens à table, je t'ai fait une pizza.

(Merci à @homaditha qui m'a autorisé à partager ici ses mots bleus.)


 *******************


Et parfois comme un rêve‬
Qui défile et me submerge
Elle m'asphyxie et,
Sans la moindre trêve,
Depuis longtemps vierge
Elle se refuse et...
Au réveil elle n'est plus
Plus qu'elle-même
Plus qu'elle, même,
Qui ne m'aime plus...

 *******************


Éro-tisons :
Nos sexes - de la braise.
Nos bouches ? Deux fournaises !
Nos corps, en fusion,
 Se consument encore et encore
Et le feu de moi en toi,

Jusqu'à ce que nous glace
La peur que de toi que de moi on se lasse
Ne laissant à nos âmes que la brûlure de nos émois...

 *******************


‪Absence de décence ?Lapsus indécent ?
Je n'ai su qu'en t'enlaçant
Que j'ensemençais la démence
Commettant l'imprudence
De me croire impudent...

 *******************


‪Il y aurait toi,‬
‪Il y avait nous.‬
‪Nous n'étions qu'un,‬
‪Tu étais tout.‬
‪J'aurais été à toi.‬
‪Je, tu, nous, jusqu'à la fin.‬
Il y avait je
Il y avait tu
Mais pour toi
Il y avait je
Il y avait tu
Et puis c'était tout.
(Merci à @Sacha_Muse pour avoir écrit une suite qu'elle m'a gentiment autorisé à publier ici.)

 *******************


Et, chaque matin, te susurrer
Nos nuits de braise
Pour enfin, de nous, conserver
Le souvenirs à la place de nos rêves...

 *******************


A l'ombre de mes errements,
Un froid coupable envahissant
Chaque nuit m'affaiblit.
Ta chaleur me manque tant -
Je nous ai trahis
Il y a longtemps...

 *******************


On s'éprend, se prend et se méprend.
On s'évite, c'est la fuite, on se quitte.
Et pourtant, sous les tourments, on s'attend...

 *******************


Ah ! tes cuisses...

(Lys de délices
A la corolle si lisse)
Entre lesquelles mes rêves s'accomplissent
Et mes désirs se glissent,
En vertu des vices
Qui m'épanouissent.

(Illustration par @ritarenoir ici)

 *******************


J'aime la beauté triste de tes courbes animales,
Fatiguées, chassées par tant de mâles
Qu'il m'est permis, seulement, de les admirer,
Les pleurant en secret.

 *******************


Mes nuits sont nues,
Accablées de songes.
Seule ta voix émue
Empêche qu'ils ne me rongent.
Elle est ce cristal
Déchirant le noir - un fanal.

 *******************


Que sais-tu de mes nuits ?
Toi dont l'âme étrangère au monde n'est pas noire.
Que connais-tu de mes rêve,
Toi dont les songes sont vierges te tout cauchemar.
Tu es l'ennui,
Offre-moi une trêve...

 *******************


Sous la peau d'orange de tes cuisses,
Cette chair pulpeuse :
Je les caresse - te voici heureuse,
Resplendissante comme un soleil au solstice.

 *******************


Mes mains.
Les formes de ton corps
Leur révèlent tant de secrets,
Écrivent pour toi ces mots désuets
Cousus d'or
Sur la courbe de tes reins.

 *******************


A l'heure des loups,
Nos cris se succèdent
Et dans ces endroits où,
Seul, j'accède
Lors de nos corps accords
Plus précieux que tous les ors
La nuit finit par
Nous happer et nous émouvoir...

 *******************


Que sais-tu de mes nuits,
Ton âme n'est pas noire.
Que connais-tu de mes rêves,
Toi vierge de cauchemar.
Tu es l'ennui,
Offre-moi une trêve.

 *******************


Sous la peau d'orange de tes cuisses
Cette chair pulpeuse.
Je les caresse - te voici heureuse,
Resplendissante comme un soleil au solstice.

 *******************


Cette nuit indécente,
Et ce réveil qui désenchante.
Reste le souvenir du bleu
Incandescent
De tes yeux
Qui réchauffe mon sang.

 *******************


Elle n'a pas d'excuse mais de bonnes
Raisons,
La nuit de nous surprendre.
Parenthèse,
Malaise,
Coupable liaison
Qui ne peut attendre...

 *******************


La nuit,
Comme une petite mort
Dont tu jouis
Encore et encore
Entre peurs,
Laideur,
Lueurs et...
Dans ton ventre, cette gaieté.

 *******************


Ces soirs où, plus que la fatigue,
La lassitude, dans mes veines, m'irrigue
Jusqu'à
Ce que je me
Noie
Tant en toi je me
Vois.

 *******************


Rien n'est plus doux et délicat
Que la fleur que l'on appelle -
Ni rose, ni quoi que ce soit -
Elle est de chair et sous la flanelle
Se distingue sa corolle
Et sous mes doigts je la sens, l'aréole.

 *******************


Il y a la nuit qui s'étend
Et toi qui,
Dans mes rêves assagis,
Me surprends
A poser sur moi
Ces remplis
Remplis de foi
En nous deux...

 *******************


J'ai voulu retenir la nuit
Elle m'a glissé entre les draps.
Avec elle tu t'es enfuie
M'abandonnant à mes émois,
A ta moiteur,
A ton odeur...

 *******************


Corps, esprit et habits
Sales
Dans les tréfonds
Je m'abîme
Je me morfonds
En d'abyssales
Pensées - mes crimes

 *******************


Dis-moi, était-ce 
Cette rime, ce vers 
Ou bien, au contraire,
Le souvenir de de l'allégresse...

 *******************


Ni les étoiles, pâles,
Ni le vide, sombre.
Seuls dans la nuits nos râles
Et, au matin, les ombres…

 *******************


Nous serions le matin.
Il serait blême
Et…
Désarticulés tels des pantins,
Abîmés de nos « je t’aime »
Nous voudrions oublier.

 *******************


L’émotion des mots,
Des mots tels que ceux
Que l’on se dit au creux
Des oreillers anonymes des hô-
Tels où l’on passe
Tant de nuits lasses.

 *******************


Lors, j’époussetais les étoiles d’une main de maître,
Travaillant à la lumière d’un fanal quantique,
En chantant le vide trompeur…
Le temps – des pleurs.
L’espace – des tropiques.
La lumière – des êtres.