mercredi 17 mai 2017

Farine à rien





Tu le connais, toi, Boulanger ?

Bien sûr que je ne te parle pas d’un gars comme Poilâne ou comme Gontran Cherrier (avec ses cheveux qui font sales) ni même comme ton boulanger à toi chez qui tu vas acheter, selon que tu sois du Nord ou du Sud, ton pain au chocolat ou autre chose.

Je ne te parle pas non plus de cette chaîne de magasins spécialisée dans l’électro-ménager, la TV, la hi-fi et l’informatique (que je trouve assez nulle pour ma part, si tu me permets de te donner mon opinion).

Non, point de ça. Moi, je te parle du général Boulanger. Celui qui a presque fait vaciller la jeune IIIè République, ce qui ne nous rajeunit, je te le concède.

La trajectoire du bonhomme est intéressante parce que, de mon point de vue, elle trouve un écho dans les événements politique actuels. Alors, je te la brosse en quelques mots (pas ta chevelure, suis un peu !) :

Georges Ernest Jean-Marie Boulanger est né en 1837 (t’as vu, je ne m’embarrasse ni du jour exact, ni du lieu. J’ai dit que je la faisais "courte"). Il embrasse une carrière brillante d’officier, constellée de blessures, lui valant décorations prestigieuses et ascension hiérarchique fulgurante (c’est corno-fulgure et fulguro-poing : ça va vite, ça fait mal). Au point que même l’institution militaire la trouve trop rapide et le rétrograde momentanément avant d’en faire son plus jeune général à 43 ans – on a fait mieux depuis, mais les records sont faits pour être battus !

Comme il est un météore et qu’il est pote avec un gars brillant lui aussi (Georges Clemenceau si tu veux tout savoir), il est nommé directeur de l’infanterie (1882) auprès du ministre de la Guerre de l’époque. À ce poste, puis à celui de ministre de la Guerre (1886), il prend des mesures qui le rendent très populaires auprès des hommes de troupes, comme :
  • introduction de la morue dans l’ordinaire (c’est pas un truc misogyne, alors tu te calmes)
  • autorisation de porter la barbe (d’aucuns y verront le signe précurseur de l’islamisation de l’armée ou d’une hipsterisation précoce)
  • remplacement de la gamelle par des assiettes et droit de posséder des fourchettes.

Au-delà du côté (qui peut te paraître) anecdotique de ces mesures, il prend des décisions plus importantes comme d’exclure de l’Armée les chefs de familles ayant régné sur la France et leurs héritiers directs ou de régler un conflit social dans les mines sans faire tirer les soldats – il devient ainsi populaire à gauche, acquérant la réputation d’un général républicain.

Par ailleurs, il tient un discours ferme de revanche sur l’empire allemand et met en place, sans en référer à quiconque, son propre réseau d’informateurs en Alsace. Un de ses agents, arrêté à la frontière, crée un incident diplomatique qui aurait pu déboucher sur une guerre, ce que le général souhaitait en réclamant la mobilisation des troupes et des réservistes. Surnommé le "Général Revanche", il est adulé des nationalistes.

La IIIè République enfilant les gouvernements comme toi les mojitos, il perd son portefeuille en 1887, ce qui choque ses nombreux partisans et fonde le boulangisme. Le nouveau gouvernement prend peur face à cette popularité et il est envoyé à Clermont-Ferrand (tu comprends aisément qu'il s'agit d'une mesure disciplinaire).

Il faut savoir qu’à l’époque, la possibilité de se présenter aux élections législatives dans plusieurs circonscriptions était autorisée – je te laisse imaginer la fièvre des résultats lors des soirées électorales et l’agitation qui régnait sur Twitter à grands coups de mot-dièse #DépêchedEms… Bref, le général Boulanger, soutenu par les bonapartistes et financé par les monarchistes, se présente dans plusieurs départements (1888), mais son statut militaire le rend inéligible.

Son attitude lui vaut d’être relevé de ses fonctions, rayé des cadres de l’Armée et cassé de son grade. Ce qui fait ses affaires puisqu’il peut désormais être élu et il fait son entrée à la Chambre (des députés, hein, pas à coucher) en juillet 1888. De nouvelles élections sont organisées et des candidats boulangistes sont présents dans tous les départements.

Boulanger saisit l’opportunité du décès d’un député parisien pour poser sa candidature, promettant d’organiser une Assemblée constituante. Il se fait élire très largement en janvier 1889. Fêtant sa victoire dans un restaurant rue Royale, une foule de 50 000 personnes se rassemble et le presse de marcher sur l’Elysée… ce qu’il n’ose faire, préférant rejoindre sa maîtresse (l’histoire ne dit pas si c’est en scooter).

Ayant évité de peu la catastrophe, le régime se reprend en main et informe le général qu’il va être arrêté et que son immunité parlementaire va être levée (t’as vu, déjà à l’époque un régime d’exception existait pour les députés). Apeuré, Georges quitte le pays et trouve refuge… en Belgique, ouvrant la voie à l’exil fiscal qui fera florès bien des décennies plus tard.

Condamné par contumace à la déportation (tu te calmes, à l'époque c'était pour la Guyane le plus souvent), le général Boulanger se suicide en 1891 sur la tombe de sa maîtresse qui l’avait suivi (oui, car l’homme était infidèle à sa femme qui, il faut bien le dire, avait toute la froideur de la banquise et était doublée d’une dévote).

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Pour conclure :

Électoralement, le général Boulanger a été porté par les ouvriers, déçus des radicaux incapables une fois au pouvoir de défendre leurs intérêts, les quartiers populaires de Paris votant pour lui « contre les bourgeois du parlement et de la finance » (tiens, tiens…).

Il s’est retrouvé soutenu par des républicains (radicaux), des bonapartistes, des monarchistes et des socialistes. Les objectifs des uns et des autres étaient différents et les prises de position du général Boulanger ne permettaient aucunement de concilier tous ces intérêts. Le boulangisme était donc très ambigu.

À la Chambre, les députés de droite se rallient à Georges, persuadé qu’il est le seul à pouvoir restaurer l’autorité de l’État (ou à payer le café).

En 1889, le cumul des candidatures sera interdit.

En 1893, seuls seize députés boulangistes seront élus. Ne faisant plus référence au général, ils siégeront à gauche, créant un groupe en compagnie de quelques socialistes nationalistes.

Si le boulangisme a été un courant populaire et social, c’est aussi un césarisme. Ceci explique la création de la Société des Droits de l’Homme et du Citoyen par Clemenceau (1888) qui avait pourtant soutenu son copain Georges à ses débuts en politique. À droite, derrière Jules Ferry, les modérés créeront leur propre rassemblement boulangiste : l’Association nationale républicaine. 






samedi 13 mai 2017

Froid



L’épouse / la sœur


Elle se rend compte peu après être repartie du gîte qu’elle a oublié ses clés de maison. Ou son téléphone. Ou peu importe. Alors on fait demi-tour et on la dépose – elle a dit qu’elle rentrerait finalement avec son mari.

Elle pense que son aide sera bien utile car le gîte est grand et qu’à trois ils iront beaucoup plus vite. Elle pénètre dans la cour et se dirige vers la porte d’entrée, souriante en se remémorant ce très joli week-end.

Quelque chose attire son attention. Un mouvement saisi du coin de l’œil. Une forme qui s’agite là-bas. Elle s’arrête et tourne son regard vers la baie vitrée qui donne sur le salon. Elle plisse les yeux et commence à s’en approcher, soudainement mal à l’aise.

Elle fait quelques pas. Elle ne s’est pas rendu compte qu’ils sont devenus silencieux. Elle n’a pas ressenti qu’elle a suspendu sa respiration. Elle n’a pas enregistré comme son cœur s’est mis à cogner. Fort. De plus en plus FORT.

Elle s’arrête. Elle a compris. Elle voit clairement ce qui a capté son attention. Là, de l’autre côté de la grande vitre. Elle et lui. Elle sur lui. Elle, dont elle voit le dos et les cheveux qui suivent les mouvements de son bassin. Lui, dont seuls les pieds et les jambes lui apparaissent. Ils sont là, tous deux, qui s'agitent.

Elle est ici, seule, figée. Figée par une vague de froid immense qui vient de la cueillir. Cette vague de froid qui cristallise tout son être. Son être qui se brise d’un coup et qui ne laisse à sa place qu’un vide. Un vide noir, profond, infini.

Comme un automate, elle fait demi-tour et s’en retourne vers le portail d’entrée du gîte. Elle sort son téléphone. Par réflexe, elle allait téléphoner à sa sœur. Elle appelle sa meilleure amie, pour qu’elle vienne IMMÉDIATEMENT la chercher. En attendant, elle s’assoit sur le muret qui ceint le gîte. Et alors, alors seulement, un chagrin absolu la noie. Elle ouvre la bouche, comme pour respirer, mais c'est un cri silencieux de désespoir qui s'en échappe en même temps que son mariage est mort. 



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La femme / la mère


Franck rentre chez lui. La maison est silencieuse. 
« Chérie, tu es rentrée ? »
Il est vaguement inquiet qu'elle ne soit pas ici et les enfants non plus. Il vérifie son téléphone, pas de message. Il ne peut s’empêcher de regarder une dernière fois les photos que Caroline lui a envoyé. Il les efface, bien déçu de ne pouvoir les garder (mais il y en aura d'autres). Puis il compose le numéro de sa femme, les restes d'un sourire encore accrochés aux lèvres...





(précédé de Rouge, de Rose et de  Chair)




mardi 2 mai 2017

Chair


Après la photo reçue par Whatsapp, Franck avait pris peur et avait répondu à Caroline d’arrêter. Celle-ci s’était excusée.

La journée s’était déroulée jusqu’au dîner sans que plus rien ne se passe, Caroline et Franck s’évitant soigneusement. Sauf qu’au repas ils s’étaient retrouvés côte-à-côte. Se frôlant, nécessairement. Se sentant, évidemment. En proie à des émois et à des pensées de plus en plus inconvenantes. Et gagnés par un sentiment de frustration insupportable.

Franck ne pensait plus que rouge et rose.

Caroline ne pensait plus que chair.

À la fin de la soirée, l’un comme l’autre se sentait mal. Trahir ainsi une sœur, une épouse, c’était affreux. Leur nuit fut sans sommeil et constellée de questions. Au matin, rien n’était résolu. Il fallait qu’ils se voient, qu’ils se parlent et mettent fin à tout ceci au plus vite.

À la fin de la journée, alors que tout le monde repartait, Franck proposa à sa femme qu'elle rentre avec un couple d'amis, lui assurant qu'il s'occupait de ranger et nettoyer avec l'aide de Caroline - c'est tout ce qu'ils avaient trouvé « pour mettre un terme à tout ceci » comme avait écrit Franck en mettant au point ce plan avec sa belle-sœur.

Ils avaient commencé à discuter, puis Franck s’était levé de sa chaise pour se diriger vers Caroline assise sur un divan, lui disant qu'il allait faire "un truc dont il avait depuis longtemps envie". Et il l’avait embrassée sur les lèvres. Timidement d’abord, puis franchement lorsqu’il avait senti la langue de Caroline s’immiscer dans sa bouche.

Les mots et le baiser de Franck avait rompu en Caroline toute résistance, si tant est qu’il y en eut vraiment. Elle prit les choses en main, comme elle aimait à le faire. Poussant Franck à s’allonger, elle lui susurra à l’oreille « ne bouge pas » avant de plonger vers sa braguette pour en sortir cette bite qu’elle désirait depuis hier. Après l’avoir sucée avec application (et talent si elle en croyait les gémissements qu’elle entendait), elle s’empala dessus.

Franck était complètement dépassé par ce qui se passait... mais en voulait toujours plus. Sa belle-sœur (sa belle-sœur putain !) venait de le sucer comme sa propre femme s’y refusait. Elle n'avait jamais accepté de lui faire une pipe. Même pas une fois. Et ils n'avaient plus fait l'amour depuis qu'elle avait été enceinte de leur deuxième enfant. En voyant Caroline s’emmancher sa bite, il ne pensait plus qu’à ses seins lourds qui ballottaient au rythme des mouvements gourmands qu’elle imprimait à son bassin.

Leurs regards étaient rivés l’un à l’autre et leur chair ne faisait plus qu’une…



(Je n’ai rien vu venir, mais le résultat est là : j’ai trompé ma femme avec sa sœur.)

(Je ne sais pas ce qui s’est passé pour qu’on en arrive, mon beauf et moi, à coucher ensemble.) 






(précédé de Rouge et de Rose)




jeudi 27 avril 2017

Rose


(Je m’appelle Caroline. Je vais faire ce que je me croyais incapable de faire. Et je ne le sais pas encore…)


Mon beauf m’avait évidemment invitée aux quarante ans "surprise" de ma sœur. Nous étions proches elle et moi et j’avoue, qu'en plus, ça ne me déplaisait pas du tout de picoler le temps d’un week-end au soleil et de profiter des charmes d’une piscine. Alors j’avais évidemment répondu que je serai ravie d'être là.

Quand je suis arrivée au gîte, je me suis dit deux choses : la piscine est réellement très sympa et le bar est très bien fourni. J'ai salué les uns et les autres et pris possession de la chambre qui m’a été attribuée. Il faisait déjà chaud et j'ai décide d’enfiler mon maillot pour aller profiter de la piscine avant qu’elle ne soit l’aire de jeu de trop de monde.

Alors que je fais trempette, seule, des cris et des rires se rapprochent et je vois que Franck va être précipité dans le bassin. Je n’ai pas le temps de le quitter avant que mon beauf n’y plonge. Lorsqu’il ressort la tête, j'ai entrepris de sortir de l'eau. Je devine son regard qui finit par se poser sur moi et le sens s'attarder sur mes seins, mes hanches et mes fesses.

J’avoue que j’adopte une démarche de chatte, par provocation, mais aussi parce que je trouve à ce moment-là Franck très séduisant. Il est athlétique et je m'avoue qu’il ne m'a jamais laissée indifférente. C’est bien la première fois que je pense à ça consciemment. J’avais jusqu’à présent masqué sa carrure et sa belle gueule derrière un côté rustre. Je lui fais un petit signe, afin de jouer un peu plus à… À quoi en fait ? (À la garce !)

Lorsque je croise Franck dans le couloir alors que je regagne ma chambre, je note que quelque chose a changé entre nous. Je lui souris, de cette sorte de sourire qu’un mec détecte aussitôt comme une ouverture. Pourquoi je fais ça ? Sûrement parce que je lis dans ses yeux le mot « SEXE ». Et c’est aussi la raison pour laquelle je commence à dégrafer mon haut de maillot alors même que je n’ai pas refermé ma porte de chambre sur moi. Je sais qu’il m’a suivie du regard. Je sais que je l’ai salement allumé. Je sais que j’ai envie de ses mains sur moi (et de sa queue en moi). 

Je me douche, me sèche, me maquille et m’apprête à m’habiller quand… J’ai cet ensemble de lingerie. Rose. Je sais qu’il plaît aux mecs, en tous cas aux deux derniers que je me suis tapés ! Je le mets et… Je m’empare de mon téléphone, je prends la pose et fais une photo que j’envoie à Franck via Whatsapp !

Je n’ai pas réfléchi (ça ne servirait à rien d’autre qu’à me faire culpabiliser d'ailleurs). Je sais que je viens d’allumer le mari de ma sœur dont c’est l’anniversaire ce week-end. Je sais que c’est mal. Et je ne sais pas où tout cela va me conduire. Mais je suis comme dans un état second, incapable de me reconnaître et complètement attirée par Franck... D’ailleurs, lui aussi avait envie de moi et c’était incompréhensible pour moi. Ma sœur est plus jolie, sa silhouette est fine et élancée et s'ils sont encore ensemble depuis tant d'années, c'est que tout doit coller entre eux. Qu’est-ce qui se passe ?




(précédé de Rouge et suivi par Chair)




mardi 25 avril 2017

Rouge


(Je m’appelle Franck. Je vais merder. Et je ne le sais pas encore…)


Cette fête pour ses quarante ans, ça faisait des semaines que je la préparais pour ma femme. J’avais loué un gîte avec piscine. La famille proche et quelques amis seraient là. Le week-end promettait un temps superbe et je ne regrettais pas que nous puissions profiter de la piscine.

Bon dieu ! Ma femme allait avoir quarante ans. Elle est belle et nous sommes mariés depuis bientôt vingt ans, nous avons deux beaux enfants, une belle maison... Nous sommes comblés. La présence de ses proches autour d’elle et le plaisir de passer deux jours ensemble feraient son bonheur.

Tout le monde a répondu présent. Nous sommes dix-sept. Il est midi, l’apéro est lancé et la journée est décidément idéale pour profiter de la vie… et de la piscine dans laquelle on ne tarde pas à me jeter sous les rires. Tandis que j’émerge et que peu à peu chacun retourne à l’apéro, je profite du calme et de la fraîcheur de l’eau. Du coin de l’œil, j’aperçois une silhouette. Ou plutôt une couleur. Oui, c’est une couleur qui attire mon regard. Comme un aimant. Rouge. Une femme, de dos, sort de la piscine. J’essuie mes yeux, je la reconnais. C’est Caroline, ma belle-sœur.

Arrivée sur le bord de la piscine, elle se retourne et me fait un signe de la main. Elle est souriante. Elle… Caroline a trente-cinq ans. C’est la jeune sœur de ma femme. Elles sont proches et nous la voyons souvent. C’est donc avec joie qu’elle est venue ce week-end. Je réponds à son salut puis la regarde déambuler le long de la piscine jusqu’à un transat sur lequel elle s’allonge. Et je ne comprends rien.

Je l’avais toujours trouvée sympa, Caroline, mais l’avais toujours aussi considérée comme ma belle-sœur – je ne pensais plus qu’à elle. À elle et à ce maillot de bain deux-pièces rouge. À elle et à ses seins lourds et à ses hanches généreuses. Je suis comme un taureau. Et je me rends compte que je bande comme je ne l’ai plus fait depuis longtemps. L’image de ma belle-sœur m’a envahi et je ne tente rien pour la chasser ni même me raisonner. J’ai envie d’elle, ici et maintenant. Les appels venant de l’apéro me sortent de ma rêverie et il me faut rejoindre l’assemblée.

Je sors de l’eau et rejoins ma chambre pour m’essuyer, me changer et… me branler violemment, Caroline dansant sur mes lèvres, devant mes yeux et dans ma tête. Lascive, pulpeuse, démente. Je m’imagine la posséder. Je ne suis plus moi, je suis à elle. Je la veux.

Lorsque je retourne auprès des autres, je la croise qui regagne sa chambre. Elle me sourit et je lis dans ses yeux qu’elle sait. Je suis gêné, je n’arrive pas à lui adresser une parole (pour lui dire quoi d’ailleurs ?). Je tourne la tête pour la suivre du regard et la vois entrer dans sa chambre alors qu’elle entreprend de dégrafer son soutien-gorge (rouge).

Quand je retrouve ma femme, je suis tout chamboulé. Elle détecte quelque chose, me demande si ça va et je réponds que oui, bien évidemment. Sauf que j’ai envie de baiser sa sœur comme il y a longtemps que je n’ai pas eu envie de la sauter elle, ma femme, la seule que j’ai jamais connue et qui m’emmerde à longueur de temps pour que je lui paye des seins, mais qui ne veut plus qu'on fasse l'amour. Mais qu’irais-je faire de seins gonflés par des prothèses mammaires quand sa sœur m’offre sa poitrine généreuse ?…

La vibration de mon téléphone me sort de mes pensées. Je le saisis dans ma poche afin de consulter le message Whatsapp qui venait d’arriver.




(Suivi de Rose)